Alexievitch : La fin de l'homme rouge

Verlag:
ISBN: 9782330023478
Kurzbeschreibung: 
Ausgerüstet mit Magnetophon und Stift, einer ausreichenden Portion Ausdauer und Sensibilität für die Befragten hat Svetlana Alexievitch deren Erinnerungen an den "Homo sovieticus", an die Geschichte einer großen Utopie des roten Mannes festgehalten. Sie erhielt dafür den Prix Médicis Essai 2013. Die Autorin erhielt am 8.10.2015 den Literatur-Nobel-Preis.
Erschienen: 
31.08.2013
Seiten: 
544
Gewicht: 630 g
Abmessungen: 24 cm × 14.6 cm × 2.8 cm
Preis:
24,80€
Ausgerüstet mit Magnetophon und Stift, einer ausreichenden Portion Ausdauer und Sensibilität für die Befragten hat Svetlana Alexievitch deren Erinnerungen an den "Homo sovieticus", an die Geschichte einer großen Utopie des roten Mannes festgehalten. Sie erhielt dafür den Prix Médicis Essai 2013. Die Autorin erhielt am 8.10.2015 den Literatur-Nobel-Preis.

La fin de l'homme rouge - Ou le temps du désenchantement : Armée d’un magnétophone et d’un stylo, Svetlana Alexievitch, avec une acuité, une attention et une fidélité uniques, s’acharne à garder vivante la mémoire de cette tragédie qu’a été l’urss, à raconter la petite histoire d’une grande utopie. “Le communisme avait un projet insensé : transformer l’homme «ancien», le vieil Adam. Et cela a marché… En soixantedix ans et quelques, on a créé dans le laboratoire du marxisme-léninisme un type d’homme particulier, l’Homo sovieticus.” C’est lui qu’elle a étudié depuis son premier livre, publié en 1985, cet homme rouge condamné à disparaître avec l’implosion de l’Union soviétique qui ne fut suivie d’aucun procès de Nuremberg malgré les millions de morts du régime.

Dans ce magnifique requiem, l’auteur de La Supplication réinvente une forme littéraire polyphonique singulière, qui fait résonner les voix de centaines de témoins brisés. Des humiliés et des offensés, des gens bien, d’autres moins bien, des mères déportées avec leurs enfants, des staliniens impénitents malgré le Goulag, des enthousiastes de la perestroïka ahuris devant le capitalisme triomphant et, aujourd’hui, des citoyens résistant à l’instauration de nouvelles dictatures…
Sa méthode : “Je pose des questions non sur le socialisme, mais sur l’amour, la jalousie, l’enfance, la vieillesse. Sur la musique, les danses, les coupes de cheveux. Sur les milliers de détails d’une vie qui a disparu. C’est la seule façon d’insérer la catastrophe dans un cadre familier et d’essayer de raconter quelque chose. De deviner quelque chose... L’histoire ne s’intéresse qu’aux faits, les émotions, elles, restent toujours en marge. Ce n’est pas l’usage de les laisser entrer dans l’histoire. Moi, je regarde le monde avec les yeux d’une littéraire et non d’une historienne.”

À la fin subsiste cette interrogation lancinante : pourquoi un tel malheur ? Le malheur russe ? Impossible de se départir de cette impression que ce pays a été “l’enfer d’une autre planète”.

Prix Médicis Essai 2013